Association canadienne de soutien à l'emploi

Le soutien à l'emploi : passé, présent et futur - Partie 1

Lors du Congrès annuel pancanadien du soutien à l'emploi de 2025, la session Au-delà des barrières : le soutien à l'emploi passé, présent et futur décrit:

  • l'histoire de l'emploi des personnes en situation de handicap et du soutien à l'emploi au Canada, et
  • la mise en œuvre par le gouvernement fédéral de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées et les activités clés sur lesquelles l'ACSE et nos membres peuvent continuer à se concentrer.

Vous trouverez un résumé de cette présentation dans cet article, Partie 1.

Les présentateurs de la séance — les membres du conseil d’administration de l'ACSE Annette Borrows, Edina Markovitz, Ernie Thiessen, Maureen Haan et Deb Hotchkiss, ainsi que la directrice générale de l'ACSE Joanna Goode — ont également animé des discussions de groupe sur les problèmes actuels de notre secteur et les actions potentielles que nous pouvons prendre pour aller de l’avant. 

Partie 2, qui sera disponible le mois prochain, présentera les résultats de ces discussions engageantes et vous proposera un moyen d’y contribuer.

Les débuts de l'emploi des personnes en situation de handicap

En 1981, l'Année internationale pour les personnes handicapées, proclamée par l'ONU, a été l'un des premiers événements mondiaux à mettre en lumière les droits et l'inclusion des personnes en situation de handicap. Cette prise de conscience a contribué à l'adoption de l'article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés en 1982. Cet article garantit que chaque personne au Canada – sans distinction de race, de religion, d'origine nationale ou ethnique, de couleur, de sexe, d'âge ou de handicap physique ou mental – est considérée comme égale et bénéficie d'une protection juridique contre la discrimination.

Les Loi sur l'équité en matière d'emploi suivi en 1986, qui a rendu obligatoire l’embauche inclusive dans les secteurs fédéral et privé pour « les femmes, les autochtones, les personnes handicapées et les personnes qui font partie des minorités visibles ».  

« …l’équité en matière d’emploi requiert, outre un traitement identique des personnes, des mesures spéciales et des aménagements adaptés aux différences. »

Loi sur l'équité en matière d'emploi

Croissance du soutien à l'emploi

Les années 1990 ont vu l'émergence du secteur du soutien à l'emploi, grâce à des stratégies d'emploi plus personnalisées pour les chercheurs-euses d'emploi et les travailleurs-euses en situation de handicap. Le soutien à l'emploi a été progressivement intégré aux services traditionnels, à mesure que les relations avec les prestataires de services communautaires se développaient.

Avec l'essor de l'inclusion des personnes en situation de handicap au début du nouveau millénaire, les services se sont élargis pour inclure le travail indépendant, les entreprises sociales et les programmes d'insertion professionnelle pour les jeunes. Le soutien à l'emploi de type « Individual Placement and Support » ou IPS (Placement et soutien individuel) a été mis en place pour aider les personne vivant des réalités liées à la santé mentale à trouver et à conserver un emploi compétitif. L'accent a également été mis sur le soutien actif aux employeurs-euses pour l'embauche de personnes en situation de handicap.

Jalons

  • 1992 – Lancement du Fonds fédéral d'intégration pour les personnes handicapées
  • 1996 – Introduction de Ententes sur le développement du marché du travail (EDMT)  entre les gouvernements fédéral et provinciaux/territoriaux, en mettant l'accent sur la formation professionnelle, les subventions salariales et l'aide à la recherche d'emploi
  • 1999 – Création de l'ACSE

Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées

Le Canada a ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) en 2010. Article 27 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées reconnaît le droit des personnes en situation de handicap à gagner leur vie en choisissant librement le travail qu’elles souhaitent faire. 

Elle stipule également que les pays qui adoptent la convention doivent garantir « un marché du travail et un environnement de travail ouverts, inclusifs et accessibles aux personnes handicapées » et doit prendre « des mesures appropriées, notamment par le biais de la législation ».

Premier examen du Canada par l'ONU

En 2017, le Comité des droits des personnes handicapées des Nations Unies (le Comité) a procédé à un examen de la mise en œuvre de la CDPH par le Canada, qui incluait des observations d'organisations canadiennes. Dans leurs Observations finalesles principales préoccupations concernaient le taux de chômage élevé des personnes en situation de handicap et l'absence de programmes pour les aider à conserver leur emploi en période de crise économique. Parmi les autres préoccupations figuraient le maintien des ateliers protégés et le manque d'attention portée aux femmes et aux jeunes en situation de handicap. 

Ils ont formulé les recommandations suivantes :

  1. Adopter une politique sur l’emploi des personnes handicapées ayant des identités croisées.
  2. Développer des stratégies pour des opportunités d’emploi décentes avec un aménagement et une formation raisonnables.
  3. Financer des approches ciblées en matière d’action positive en matière d’emploi pour les personnes handicapées.

Le gouvernement fédéral a adopté la loi sur l’accessibilité, ou le projet de loi C-81 en 2019. La loi visait à collaborer avec les Canadiens pour créer un Canada sans obstacles pour les personnes handicapées d’ici 2040.  

Deuxième et troisième examens des Nations Unies 2025

Plus récemment,  les deuxième et troisième critiques du Comité se félicitent la mise en place par le Canada de multiples stratégies d’emploi, comme la Stratégie d’emploi pour les Canadiens handicapés et le Programme de formation pour les compétences et l’emploi destiné aux Autochtones. 

Leurs recommandations pour le Canada notent que :

  1. Les personnes handicapées sont toujours confrontées à des obstacles systémiques à l’emploi.
  2. Il existe un manque d’indicateurs longitudinaux cohérents à l’échelle nationale pour la mesure.
  3. Il n’existe pas de fonds centralisé d’hébergement pour les personnes handicapées.
  4. Le recours aux ateliers protégés se poursuit.

Comment l'examen de 2025 influence l'ACSE et nos membres

Les recommandations 2025 pour le Canada mettent en évidence les activités clés sur lesquelles l'ACSE et nos membres peuvent continuer à se concentrer :

  • Supporter les prestataires de services alors qu’ils s’efforcent d’accroître l’emploi des personnes en situation de handicap.
  • Faire pression pour une mesure plus cohérente des ententes sur le développement de la main-d'œuvre, ce qui peut aider à identifier les solutions efficaces, les défis et les impacts positifs des services d'emploi. Les principales conclusions d'une évaluation des ententes réalisées en 2022 ont révélé qu'environ 70 % des participants attribuaient l'augmentation de leur emploi et de leurs revenus aux programmes ou services financés par les ententes.
  • Développer des partenariats pour influencer les changements pour les personnes en situation de handicap ayant des identités croisées, comme les Autochtones, les 2SLGBTQIA+, les personnes racialisées, les neurodivergentes, les immigrants, les nouveaux arrivants et autres.

Partie 2 couvre les discussions de session autour du Enjeux clés du secteur et actions collaboratives pour aller de l'avant – auquel les lecteurs peuvent contribuer pendant une durée limitée ! 

Bienvenue sur le site de l’Association canadienne de soutien à l'emploi. Certaines pages en français sont actuellement en cours de mise à jour afin d’améliorer votre expérience. Merci de votre compréhension pendant que nous optimisons le contenu.

X